Allez travailler devient difficile : et si ce n’était pas une question de « faiblesse » ?

Et vous ? Quel est votre état d’esprit le matin avant d’aller au travail ?

Je ne sais pas vous, mais moi, il m’est arrivé de me réveiller avec cette boule au ventre. Celle qui s’installe avant même d’ouvrir les yeux, comme une tension sourde qui murmure (ou hurle, selon les jours) :

« Pas aujourd’hui, je t’en supplie »

Il y a eu des périodes où cette sensation est devenue mon quotidien. J’allais travailler avec la gorge nouée, le cœur trop rapide et le cerveau en mode alerte permanente. À l’extérieur, je faisais bonne figure. Mais à l’intérieur, c’était le chaos. Et parfois, il suffisait d’un détail – un mail froid, une remarque inattendue, une réunion mal préparée – pour que tout s’effondre.

  • Le soir, impossible de décrocher.
  • Je me demandais ce que j’aurais dû faire autrement.
  • Je rejouais la scène mille fois dans ma tête.

Je me suis toujours dit que mon mal-être venait des autres, des exigences du boulot, de ce monde trop rapide. Et oui, tout ça joue. Mais en réalité, ce sont mes propres pensées qui alimentaient la machine à angoisse. Vous savez, ces fameuses pensées catastrophes qui débarquent sans prévenir : « Je vais tout rater.” , “Ils vont penser que je suis incompétente.” , “Si je me trompe, ça va mal finir.”

Et comme mon cerveau est plutôt doué pour le cinéma intérieur, chaque petite contrariété devenait une scène dramatique à gros budget, avec bande-son stressante incluse. Mon corps, lui, suivait le scénario sans poser de questions : cœur qui s’emballe, souffle court, estomac noué.

Un jour, après une remarque assez sèche de ma hiérarchie, j’étais complètement chamboulée. J’en ai parlé à un collègue en m’attendant à ce qu’il soit aussi agacé ou blessé que moi. Mais sa réaction m’a surprise : il n’avait pas du tout interprété la scène de la même manière. Pour lui, c’était “juste une remarque pro”. Point.

Et là, j’ai pris conscience qu’on avait vécu la même situation, mais pas le même vécu. Parce qu’on ne se raconte pas les mêmes histoires. Parce qu’on ne projette pas les mêmes peurs, les mêmes attentes et aussi parce que nous n’avons pas le même passé. Et surtout parce que nous n’avons pas le même passé.

Et c’est à ce moment là que j’ai compris et que je pouvais reprendre un peu de pouvoir sur ce que je me racontais. Et donc, sur ce que je ressentais.

Petit à petit, j’ai appris à faire autrement. Voici ce qui m’a vraiment aidée à sortir la tête de l’eau.

Longtemps, j’ai cru que j’étais “trop sensible, “pas assez solide”. Mais en réalité, ce que je vivais, c’était de l’anxiété pathologique. Pas un petit stress normal. Un vrai signal d’alerte. Mon système de survie qui s’activait… tout le temps.

Coralie, secrétaire

Anxiété : que faire ?

Alors forcément, la question s’est posée : qu’est-ce que je fais de ça ? J’ignore ? Je m’accroche ? Je me fais violence ? Ou j’apprends à écouter, à comprendre… et à apaiser ?
Un jour, en plein moment de panique, une phrase a résonné comme une claque douce : “Ce n’est pas l’événement en lui-même qui crée l’angoisse, mais l’interprétation que tu en fais.” Et là, ça a fait TILT !!!

Évidemment ce constat ne veut pas dire que vous êtes responsable, l’environnement extérieur nous pousse vers l’anxiété pathologique. Parfois, nous sommes pris par un mécanisme compensatoire suite à un traumatisme ancien qui nous pousse à toujours agir.

Pour autant, vous pouvez choisir de changer de dynamique. Aujourd’hui, à travers ce post et ce témoignage de ce patient, j’aimerais vous rendre le pouvoir de changer les choses et d’aller à votre rythme. Avant tout, cela commence par une introspection et une action sur votre façon de pensée.

Cet exercice est utilisé auprès des patients atteints d’anxiété généralisée, de phobies au pôle psychiatrique de Marseille. C’est un exercice de thérapie cognitivo-comportementale.

Analyser mes pensées anxieuses

Noter mes pensées catastrophes, plutôt que de les croire les yeux fermés. Les écrire m’aide à prendre du recul. Puis je me demande : Est-ce que c’est totalement vrai ?

L’idéal serait de demander à une personne présente, comment elle a perçu la scène ou tout simplement commencer par écrire les faits.

“ Ils vont me juger. Je ne suis pas quelqu’un d’aimable car je râle souvent. Je suis stressée et je n’ai pas envie de leur parler. Autant rester à la maison. Malheureusement, je ne peux pas démissionner. Je suis coincée, je suis foutue”

A ce moment-là, je respire, je me pose devant une feuille et un stylo. Une fois bien installée, je commence par définir les preuves “POUR”, qui vont dans le même sens de mes pensées catastrophes. Le but est de ne pas nier, ni tenter de me leurrer sur ce que je ressens. Mais plutôt penser à l’accueillir.

Puis les preuves “CONTRE”, seront des preuves plus probables, plus axées sur des faits. Elles me permettent de prendre du recul et d’avoir une vision neutre et juste de ce qu’il se passe.

Les preuves “POUR” de cet exercice : je suis stressée et je suis irritable en ce moment. J’ai besoin de m’isoler, de me reposer. Cela peut être désagréable pour mon entourage. J’ai envie que cela s’arrête. Je ne peux pas démissionner.

Les preuves “CONTRE” : “Une personne aimable peut aussi être stressée et irritable. Mes émotions ne me définissent pas. Les autres sont occupés à savoir ce que les autres pensent d’eux même. Si je change d’attitude, mon attitude précédente sera oubliée. Je ne suis pas tout le temps comme cela. L’isolement et le stress sont temporaires au même titre que ce que pense les autres de moi. J’ai besoin de repos. Je peux changer de travail si je le souhaite. J’ai des solutions.”

Comprendre les causes de mon anxiété

Identifier ce qui déclenche vraiment l’anxiété : une remarque ? Un changement d’organisation ? Le silence d’un collègue ? En comprenant mes points sensibles, j’ai pu mieux me protéger, sans fuir.

Le changement peut provoquer un sentiment d’incertitude, de doute et de stress. Il y a aussi des déclencheurs qui nous sont propres. Comme le fait de se sentir envahir par une personne qui nous coupe la parole et ne s’arrête de parler. Voici mon exemple personnel. Je sais pertinemment que cette situation peut provoquer de la colère chez moi et donc un stress intense.

Noter précisément la situation et l’élément déclencheur de notre mal-être permet d’apprendre à se connaître et de mettre en place des alternatives, établir ses limites et faire des choix professionnels et personnels mieux adaptés à ses besoins.

Notre psychisme et notre respiration sont liés.

Apprendre à respirer. Vraiment !

La relaxation vagale est devenue un de mes meilleurs outils.

Quand nous sommes stressés ou concentrés, notre corps peut involontairement retenir sa respiration : c’est une dyspnée. Cette réaction au stress active le système nerveux sympathique et bloque ou modifie la respiration. Le cerveau, trop focalisé sur la tâche, « oublie » de respirer naturellement. Cette apnée peut entraîner fatigue, tensions et renforcer l’anxiété. Mieux respirer permet souvent de mieux gérer le stress et la concentration.

EXERCICE :

  • J’inspire profondément, je gonfle le ventre (main sur l’abdomen)
  • j’expire sans forcer
  • J’inspire de nouveau, je gonfle le ventre
  • J’expire et je relâche les épaules.

Ne pas compter permet d’éviter tout contrôle

Accompagnement contre l’anxiété excessive

Cohérence cardiaque

J’utilise également une application appelée Respirelax qui vous aidera à faire ce travail quotidiennement sans contrôle.

Et puis… j’ai demandé de l’aide. Un espace où déposer ma souffrance, comprendre, souffler. Un endroit où je n’étais pas jugée. Et rien que ça, ça change tout.

Pilate - Yoga

Je vous recommande également Olybe, plateforme de pilates et yoga en ligne, à petit prix pour apaiser votre anxiété quotidienne.

Il est tout à fait possible de sortir de ce cercle vicieux. Avec un accompagnement adapté et des outils concrets, vous pouvez apprendre à :

– Accueillir vos émotions sans vous juger.

– Identifier les schémas de pensée anxiogènes.

– Prendre du recul face aux scénarios catastrophes.

– Retrouver peu à peu stabilité, énergie et clarté.

 📩 Si vous sentez que c’est le moment pour vous et que vous ne savez pas par où commencer, nous pouvons en échanger ici.